Bilan de fin d’année, objectifs et résolutions, par Mélissa DEMANDRE

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Mélissa DEMANDRE
Mélissa DEMANDRE
Vous est-il déjà arrivé de vous désoler lorsqu’une personne (un proche, un associé, un collaborateur) vous fait part de sa nouvelle idée révolutionnaire et que vous réalisez que, comme les précédentes, elle ne verra vraisemblablement jamais le jour ?
 
Avez-vous la capacité d’identifier le retard pris dans l’exécution d’un programme, celle d’anticiper les difficultés à concrétiser un projet, ou celle de prévenir les défaillances qui conduiront à l’échec ? Tout dépend s’il est question de l’avancement de nos propres projets. Pourquoi est-il si difficile de se confronter à ses blocages, ses freins, et à sa réalité ?
 
Du point de vue de l’approche neuro-cognitive et comportementale, le cerveau fonctionne sur la base d’automatismes. Déstabilisés par les situations inconnues et/ou complexes, nous nous laissons envahir par la peur et adoptons l’un des 3 réflexes dits instinctifs que sont :
la fuite (l’agitation),
la lutte (la résistance),
– ou l’inhibition (la sidération).
 
Devant un projet d’envergure comme le rachat d’un cabinet avec toutes les dimensions qu’il englobe, nous pouvons facilement nous laisser submerger par la peur de l’échec. Dans ce contexte, la réaction la plus courante s’appelle le stress de fuite et se matérialise par l’hyper activité, l’impression de ne plus savoir où donner de la tête, et d’être débordé. « Je dois impérativement finaliser le juridique de l’opération, puis faire le point avec la responsable du service social du cabinet racheté, avant de m’occuper de la fusion des portefeuilles au niveau des différents logiciels. Je ne dois pas oublier finaliser le rapport d’évaluation pour un client et de présenter la lettre de mission au nouveau prospect… » 
 
Cette agitation exacerbée rassure sur la capacité à abattre du travail en enchaînant rapidement une multitude de tâches. Comme un pare-feu pour éviter la confrontation avec nos peurs, l’hyper activité provoque l’interruption systématique du projet en cours au profit d’obligations au caractère faussement prioritaire. Par conséquent la dernière information reçue est traité la première, comme une urgence. Cette méthode, comparable au système d’évaluation des stocks (LIFO), se révèle peu judicieuse et laisse peu de temps ou d’espace aux projets qui nous animent et nous procurent d’avantage d’énergie, de satisfaction et de reconnaissance.
 
Alors en cette période propice aux bilans d’atteinte des objectifs et à la fixation de nouvelles résolutions, je vous partage 3 conseils applicables de l’initiation à la concrétisation vos projets en passant par le suivi de leur avancement : 
1. Prenez le temps d’accueillir la peur de l’échec attachée à chacune de vos idées et réalisations, sans chercher à la raisonner, tout au long du projet ;
2. Passez en revue les projets en cours en attribuant un niveau d’exigence et en vérifiant qu’il soit corrélé aux moyens alloués (temporels, financiers et humains) ;
3. Entourez -vous et impliquez des tiers afin de pouvoir compter sur l’intelligence adaptative et collective au cours des différentes étapes que vous aurez définies.

Mélissa DEMANDRE – Mme ABEILLE
Auditeur conseil en neuro-management et neuro-leadership

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